18 janvier 2018

La maison aux 52 portes, d'Evelyne Brisou-Pellen

maison 52 portesEvelyne Brisou-Pellen est un auteur que j'aime beaucoup, que ce soit pour sa série Le Manoir, ou pour les séries plus anciennes Les messagers du temps ou les excellents quatre tomes de La tribu de Celtill.

Avec La maison aux 52 portes, nous avons un roman court de 150 pages en un seul tome mais très prenant et suffisamment dense pour ne pas rester sur sa faim, même s'il aurait pu être beaucoup plus long.

On y découvre Maïlys, une jeune fille, ses parents et la maison dont ils viennent d'hériter. Mais très rapidement, Maïlys vit des événements étranges : est-elle possédée? a-t-elle des visions?

Oscillant entre angoisse et aventure, le récit est passionnant sans une minute de répit.

L'histoire est accessible à partir de 9 ans, mais attention aux enfants sensibles car l'ambiance, angoissante, un peu Chair de poule, peut être mal vécue par un jeune lecteur.

"Maïlys sent qu'elle devient folle. La vieille bâtisse où sa famille vient d'emménager cache un secret. Derrière les nombreuses portes de la maison, Maïlys entend des voix, croise des silhouettes surgies du passé. Quel message tente-t-on de lui transmettre ?"


17 janvier 2018

Code obésité, du Dr Jason Fung

code obesite

Je n'ai pas de formation médicale, mais je me pose depuis des années des questions sur la prise de poids, les régimes et le fait que malgré des mesures et conseils toujours plus nombreux de la part des autorités, le surpoids et l'obésité ne cessent d'augmenter.

L'excellent livre du Dr Zermati, Maigrir sans régime, m'avait apporté bon nombre de réponses, mais la gestion du corps par ses sensations, qui fonctionne lorsque la prise de poids est due à un déséquilibre alimentaire ou à une succession de régime, atteint ses limites lorsque la personne mange sans faim parce qu'elle est stressée, fatiguée, déprimée...

De plus, j'ai pratiqué le jeûne intermittent pendant plusieurs mois (16h/8h) et je me sentais bien mieux, j'ai perdu du poids et surtout, je n''avais plus d'envies irrésistibles de sucré. Or, peu à peu, j'ai diminué la durée de 16h (allez, ça fait 15h30, c'est pas très grave, je vais manger etc ) et surprise, le 16 heures en question n'est pas 15h30 ou 15h, ça m'a de nouveau complètement déréglée. Je savais que c'était lié à l'insuline mais j'avais envie d'en savoir plus. Or, dans Code obésité, le Dr Fung propose comme raison principale de l'obésité le dérèglement de l'insuline.

Je n'ai pas les compétences médicales pour juger du bien fondé de l'étude: j'ai trouvé le sujet bien présenté : toute affirmation est argumentée, avec références à l'appui et facile à lire. Et bon nombre d'idées communément admises sont totalement démontées... Je n'ai pas trouvé plus d'informations que ça sur l'auteur et ses idées, ni sur ses résultats (il faudrait chercher sur les sites anglo-saxons) et je fais part de ma lecture, et non d'une quelconque incitation à faire quoi que ce soit ou d'une solution miracle.

Pour essayer de résumé les idées principales, l'auteur explique que c'est la corrélation entre diabète et obésité qui l'a incité à se pencher sur cette maladie. D'après lui, l'obésité a, comme toutes les maladies graves, plusieurs facteurs qui peuvent en être la cause et non un seul.

Mais pour lui, une des pistes principales est le dérèglement de l'insuline dans le corps : manger entraîne une production d'insuline qui permet de stocker le glucose dans les cellules, mais l'insuline stimule aussi l'appetit. En dose normale, tout se passe bien mais si l'insuline est produite trop souvent, donc en trop grande quantité, ou si le corps développe une résistance à l'insuline et pour lutter, en produit plus, la personne se retrouve "droguée" : l'insuline donne faim, la personne mange, produit de l'insuline qui donne faim, remange etc et se retrouve comme droguée à la nourriture.

Or, certains aliments, indépendamment de leur "poids calorique", entraînent davantage de production d'insuline, en particulier les glucides, surtout les glucides transformés.

Et surtout, il estime que le mode d'alimentation, qui a changé à partir des années 1960-70, est à l'origine du problème : pas parce que l'on mange plus en calories (pour lui, ça n'a pas de rapport) mais parce qu'on mange souvent 4, 5 repas, voire du grignotage (il se réfère à une alimentation très peu faite maison, très industrielle et surtout, très fréquente répandue en Amérique du Nord) donc le corps produit de l'insuline en permanence. Egalement parce que les glucides, que l'on a toujours mangés, sont devenus de plus en plus raffinés, donc digérés de plus en plus rapidement. 

Il explique que tous les régimes font maigrir ET regrossir parce que tous diminuent la quantité de nourriture, donc de fait, la production d'insuline et donc le poids. Mais le corps, au lieu de puiser dans les réserves de graisse, s'adapte en réduisant son fonctionnement (il chauffe moins, d'où une sensation de froid, les battements du coeur ralentissent etc) : il a besoin de moins de calories pour fonctionner, ce sont les fameux "paliers" où le poids stagne... Il faudrait donc diminuer encore les quantités... 

Pour résumer, les calories ne veulent rien dire concernant le poids (idée très difficile à accepter).
De plus, les régimes ne sont pas efficaces (ça, en revanche, je le savais, toutes les études le prouvent), que ce soit régime en diminuant le gras (totalement inefficace d'après lui car les lipides entraînent une très faible production d'insuline), les glucides, les protides, même si la diminution des glucides (transformés) peut permettre d'améliorer le côté insuline.
Attention, ce qu'il présente dans son livre n'est pas destiné à quelqu'un qui veut perdre quelques kilos, il présente ses résultats de recherche sur l'obésité, et les méthodes qu'il applique et qui commencent certainement par des analyses.

 

Mais la piste de l'insuline et d'une véritable addiction est à creuser pour ceux et celles qui ont du mal à perdre du poids et ont cette impression d'être "accro" au sucre.

 

15 janvier 2018

La quête d'Ewilan, tome 5 (bande-dessinée)

Ewilan-BD-5

Nous continuons à dévorer cette adaptation en BD de l'oeuvre de Pierre Bottero. Même si les dessins ne correspondent pas forcément à ce que j'avais imaginé au départ, je m'y suis vite habituée et j'apprécie toujours autant de replonger en Gwendalavir!

Ce tome 5 correspond à la fin du tome 2, Les frontières de Glace et au début du tome 3, L'île du Destin. On y découvre la fabuleuse cité d'Al Poll et les fameuses sentinelles...

L'esprit du roman est totalement présent, ce sont les les personnages et les dialogues de Pierre Bottero qui sont représentés, et lorsque l'on adore toute son oeuvre, c'est un vrai bonheur.

J'ignore si l'effet est le même pour quelqu'un qui n'a pas lu d'abord les romans...

A tout âge, pour une plongée dans le monde merveilleux de Gwendalavir.

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13 janvier 2018

Débranchez vos enfants, de Anne Peymirat

débranchez vos enfantsJ'ai acheté ce livre par curiosité : à la maison, nous limitons beaucoup les écrans, mais avec la grande qui a désormais son propre ordinateur et ses groupes d'amis sur snapchat, le "moyen" qui est très raisonnable sauf qu'il est accro à certains jeux, et la petite qui semble parfois ne penser qu'à ses "30 mn" de jeu, on se pose souvent la question du "trop" ou du "pas assez".

Le livre m'a permis d'y réfléchir de manière plus posée, pour finalement me rendre compte que ça tourne plutôt bien à la maison, même si je dois faire attention à ne pas diaboliser non plus les écrans...

J'ai trouvé le contenu bien fait : il permet de se poser les bonnes questions en fonction de sa façon de voir les choses et de sa situation, pour ensuite donner les outils qui permettent d'avancer et de mettre en place les changements, sans entrer dans une situation infernale de conflit.

Le livre est également intéressant lorsque l'on a des petits : à partir de quel âge les laisser accéder aux écrans? combien de temps? est-ce que ça leur apporte réellement quelque chose?

Un livre utile et bien conçu.

Préface de Serge Tisseron.

"Apprenez à gérer le temps que vos enfants passent devant un écran ! Pour une vie de famille apaisée !

Télévision, ordinateurs, tablettes, jeux vidéo, téléphone, réseaux sociaux... Tous les parents ou presque sont concernés par les questions " d'écrans ", car les enfants les utilisent quotidiennement ou presque.
Souvent, la présence d'écran est source de tension dans la cellule familiale : c'est la crise pour faire décrocher les enfants, les parents se fâchent, ils sont inquiets car ils trouvent que les écrans prennent trop de place, au détriment souvent du travail scolaire, des activités physiques, etc.
En plus de nuire à l'ambiance familiale au quotidien, les écrans posent de nouvelles questions aux parents.
À partir de quel âge puis-je laisser mon enfant regarder des dessins animés et jouer avec la tablette ?
Combien de temps par jour puis-je lui accorder, selon son âge ?
Les écrans peuvent-ils perturber son sommeil ou sa concentration ?
Est-ce que les jeux vidéo rendent violents ?
Quels sont les dangers des réseaux sociaux ?
Au-delà des avantages indéniables de l'utilisation des nouvelles technologies, quels sont les risques pour mon enfant et les limites à poser ?
C'est en se posant ces questions pour ses enfants et pour répondre à celles des parents en difficulté qui viennent la consulter, qu'Anne Peymirat a décidé de dédier un ouvrage à ce sujet. Son atelier " Reprendre en main les écrans " est actuellement très demandé en entreprise.

L'objectif de ce livre est d'aider le lecteur à :
Trouver les informations pertinentes pour mieux appréhender les écrans (impact sur les enfants, études neuroscientifiques sur le sujet, etc.)
Identifier ses propres règles en phase avec ses convictions et valeurs
Apprendre comment les faire respecter tout en douceur par leurs enfants et les adolescents"

Biographie de l'auteur

Diplômée d'HEC, Anne Peymirat est auteur et coach parental. Elle a créé l'agence " Parentalité – Conseil et Formation ", société membre de l'Observatoire de la Parentalité en Entreprise et organisme de formation. Certifiée sur une méthode de parentalité reconnue, " Calmer, Easier, Happier Parenting ", Anne Peymirat a déjà aidé plus de 2500 parents à reprendre leur vie de famille en main et à mieux vivre avec leurs enfants. Elle intervient auprès de grandes entreprises dans leur démarche de parentaltié (EDF, BNP Paribas, Total, Crédit Agricole,...). Elle est également l'auteur de Je ne crie plus, je ne répète plus, je ne râle plus... Je gère !
Elle est mère de 4 enfant âgés de 4 à 16 ans.

Coco, Disney/Pixar

cocoMince, je n'ai pas encore fait de chronique sur cet excellent dessin animé vu pendant les vacances de Noël!

Nous y sommes allés à 9 et nous avons tous été enchantés, que ce soit les 8-10 ans, les 12-16 ans (ma fille y est d'ailleurs retournée avec son grande d'amis ados par la suite) ou les adultes!

Coco fait partie de ces dessins animés qui plaisent autant aux enfants qu'aux adultes, chacun y trouve son bonheur. Action, émotion, humour (on sourit souvent mais on ne pleure pas de rire), tout y est pour une superbe histoire de famille, de révolte et de destin, dans le décor extraordinaire du Pays des Morts mexicain.

A partir de 6 ans?

"Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz.
Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révèlera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel…"

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08 janvier 2018

Les figures de l'ombre (film)

C'est rare que je fasse des chroniques sur des films mais en tant que parent, on est souvent confronté à la question :"est-ce que mon enfant peut voir ce film?".

Bien sûr, il y a les "déconseillé aux - de" mais pour avoir cherché pour le dernier Wonderwoman, voilà ce que ça donne...

Dans le doute, nous avons donc regardé Les figures de l'ombre sans ma pitchoune de 10 ans. Qui l'a regardé le lendemain avec son père car non seulement le film ne pose aucun problème à 10 ans mais il mérite d'être vu!

J'ai vraiment passé un très bon moment, moi qui ne suis pas très "film".

figures-ombre

Le scénario s'inspire de l'histoire vraie de trois femmes noires, "calculatrices" pour la NASA au début des années 1960. On découvre la ségrégation au quotidien : les toilettes séparés, les cafetières séparées, les sections de bibliothèques séparées, les places à l'arrière dans le bus etc

L'histoire met également l'accent sur le sexisme : lorsque le côté "noir" n'est pas mis en avant, c'est le côté "femme" qui sert de prétexte! Tout ce qu'il faut pour faire bondir un enfant ou un adulte du XXIe siècle face à tant d'injustice!

Enfin, ces femmes sont des mathématiciennes de génie, et là aussi, j'ai apprécié le message : les mathématiques, ce n'est pas que pour les hommes, et ces trois femmes donnent un bel exemple à nos enfants, d'autant plus qu'à la fin du film sont présentés les vraies personnages avec leur parcours professionnel.

Un beau film qui fait réfléchir à la tolérance, qui montre trois femmes fortes qui réussissent à s'imposer malgré leurs doutes, et qui, s'il montre des personnes intolérantes, racistes ou simplement indifférentes, montre aussi que tous ne l'étaient pas et que chacun peut évoluer. Peut-être un peu "facile" sur cet aspect mais c'est beau quand même, et certaines scènes font chaud au coeur :-)

Pour adultes et enfants à partir de 9 ans. Pas de violence, pas de sexe, mais un accompagnement nécessaire (et évident) des parents pour expliquer le contexte historique de l'époque et répondre à toutes les questions que ce film peut susciter chez les plus jeunes.

"Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.

Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran."

 

05 janvier 2018

Thomas Passe-Monde, tome 1 : Dardea, d'Eric tasset

thomas Passe Monde 1J'avais lu ce tome 1 il y a 4 ans et j'avais déjà apprécié ma lecture, mais sans pour autant continuer avec le tome suivant. Cette fois-ci, j'ai été vraiment happée par ce tome 1 au point que j'ai enchainé avec le tome 2 qui me semble très prometteur !

Eric Tasset imagine un monde de fantasy plutôt original : dans ce tome 1, si l'on apprend rapidement qu'il existe des espèces autres que les hommes, tels les Elfes ou des hommes aquatiques, on découvre surtout le monde des humains, établis depuis 1000 ans sur des villes vivantes, les Animavilles, comme Dardea.

Une partie des humains a des pouvoirs et se répartit ainsi entre différentes catégories tels les Bougeurs (télékinésie), devins, ou bien sûr, Passe-Monde (téléportation)

C'est un monde très riche que l'on découvre donc aux côtés de Thomas, 14 ans, passé par hasard dans ce monde d'Anaclasis. Thomas est un garçon attachant, courageux, habitué à se débrouiller seul, qui s'est toujours senti différent dans son monde où il a finalement peu d'attaches : sa grand-mère et son ami Pierric.

Projeté dans ce nouveau monde, il s'y sent davantage "vivant" malgré les dangers qu'il doit affronter et loin de se laisser emporter passivement, réfléchit et choisit de profiter pleinement de ce monde !

Surtout, il y rencontre Ela, une jeune fille indépendante, garçon manqué, mais d'un rang social élevé. Si Ela est parfois présentée comme une princesse "gâtée", elle joue finalement peu ce rôle qu'elle reconnaît elle-même comme un masque qu'elle prend.

Dès les premières lignes, l'écriture, fluide et vivante, nous entraîne aux côtés de Thomas pour son premier jour de vacances, et le rythme ne faiblit pas tout au long de l'histoire.

Alors bien sûr, le thème de base n'est pas très original et ce tome 1 contient bien peu de suspense : un jeune garçon qui découvre des pouvoirs et un autre monde, qui en plus, dans ce tome 1, va intégrer une école pour maîtriser ses pouvoirs et rechercher ses origines, on reconnaît la base d'Harry Potter (auquel l'auteur fait un clin d'oeil dès les premières lignes "Il attrapa ses vêtements abandonnés au pied du lit et les enfila : un jean trop grand, un tee-shirt arborant l’effigie de Harry Potter et une paire de chaussures de sport sans lacets.") Eric Tasset invente même un jeu, lointain cousin du Quidditch.

Quant au monde parallèle, difficile de ne pas penser à l'excellentissime Quête d'Ewilan, de Pierre Bottero, où l'on retrouve le même scénario : une jeune fille qui passe par hasard dans un monde parallèle et y découvre ses pouvoirs et ses origines.

Mais Eric Tasset réussit malgré tout à créer un monde original, différent et ouvrant d'énormes possibilités, et un personnage sympathique dont les aventures tiennent en haleine le lecteur!

Et si le tome 1 était très proche de romans déjà existants, le tome 2 semble partir dans une direction très différente que j'ai hâte d'explorer.

Plutôt pour 10-15 ans mais peut être lu à partir de 8-9 ans pour ce premier tome et être également apprécié par des adultes qui aiment l'aventure et le fantastique.

Et pour découvrir les mondes d'Anaclasis en image et en savoir plus, la superbe page FB https://www.facebook.com/ThomasPasseMondes/ et le blog http://www.eric-tasset.com/index.php/thomas-passe-mondes

"Thomas Passelande vit une existence sans histoires en compagnie de sa grand-mère Honorine, dans une petite ville des Alpes. Jusqu'au jour où il découvre par hasard qu'il possède le pouvoir de pénétrer dans un univers parallèle, le mystérieux Monde d'Anaclasis, peuplé d'habitants étranges. Le jeune garçon apprend alors qu'il appartient à l'ordre respecté des Passe-Mondes, et qu'un destin hors du commun l'attend depuis toujours.
D'aventures en rencontres, il va découvrir pourquoi cet univers incroyable lui semble si familier."

 

28 décembre 2017

Les Légendaires (jeu de société)

légendaires (jeu)A la maison, on adore tous la série BD des Légendaires, alors quand j'ai vu qu'un jeu de société allait sortir, je n'ai pas pu résister! Offert à Noël aux enfants, nous le testons depuis deux jours.

Il s'agit d'un jeu de plateau avec dés, combats et cartes que l'on tire en fonction des cases où l'on arrive. Le plateau reproduit différents mondes d'Alysia, et le centre du plateau reproduit Casthell.

Les pions sont des figurines des 5 légendaires, et les cartes des alliés comme des ennemis correspondent à des personnages ou créatures que l'on rencontre au fil des albums. On plonge donc totalement dans le monde de la BD!

Les règles sont un peu compliquées au départ, lorsque personne ne sait jouer, mais une fois que c'est compris, elles sont faciles à expliquer, et comme le jeu est collaboratif, il est facile d'intégrer des plus petits avec des grands.

Attention, les parties sont longues, plutôt 2h que 60-80mn comme indiqué! Mais ici, les enfants s'amusent beaucoup avec!

Pour résumer, les points positifs :

-- une plongée dans l'univers des légendaires

-- jeu collaboratif qui permet de mélanger petits et grands et de jouer jusqu'à 5 joueurs

-- jeu facile à maîtriser une fois qu'une personne a compris les règles, ce qui permet d'intégrer facilement un copain pour jouer "entre fans"

-- un grand plateau avec de nombreux mondes à explorer

-- un système de déplacements et de combats bien pensé

Points moins positifs :

-- le prix : 50 euros, c'est excessif, on n'est pas dans la complexité et le renouvellement d'un "Colons de Catane" ou d'un "Mysterium"

-- le visage des figurines n'est pas très réussi (surtout les yeux) et elles tombent trop facilement alors qu'elles servent de pion (là aussi, à 50 euros, ça fait mal)

-- pour des adeptes de la BD, certains choix sont surprenants :  Gryf est très fort en magie et au minimum en agilité, Jadina a moins de magie que lui...

A voir sur la durée : le jeu me paraît quand même assez répétitif, à voir si en jouant, on développe davantage le côté collaboratif et une stratégie ou si les parties se ressembleront toujours autant.

Les règles sont également peu expliquées, il reste des aspects ambigus pour lesquels on n'a pas de réponse, avoir une page facebook ou un blog des concepteurs serait intéressant pour y poser les questions.

En conclusion, un jeu quand même cher pour son contenu, qui fait plaisir aux enfants-ados qui aiment les bande-dessinées des Légendaires mais qui semble assez répétitif, donc à voir dans la durée s'ils y reviennent une fois passé l'aspect nouveauté, ou pas plus que ça.

 

 

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27 décembre 2017

42 jours, de Silène Edgar

42 joursJ'ai commencé 42 jours en me basant sur Adèle et les noces de la reine Margot et 14-14, du même auteur. Je m'attendais donc à un côté fantastique qui n'existe pas dans 42 jours.

L'histoire débute à Paris, on ne sait précisément quand : Sacha va à l'école, le métro existe, on peut donc situer le récit au XXe siècle sans plus de précision. Lorsque les parents de Sacha doivent partir à Toulouse pour leur travail, Sacha et son frère partent en train chez leur oncle Jean en Bretagne.

On suit l'adaptation des petits Parisiens à la campagne, les rencontres, l'exploration du Manoir et c'est plus tard que l'on commence à comprendre, à avoir toutes les explications avant que débute un nouveau périple.

L'écriture est fluide, le roman se lit bien même si j'ai eu un peu de mal avec Sacha. C'est un roman intéressant pour les enfants car il permet d'aborder une période difficile de l'histoire, celle de la Seconde Guerre Mondiale, à partir des aventures d'enfants de 12 ans. Et lorsque l'on termine le livre, on comprend que tout le récit est vrai, inspiré de l'histoire de la famille de l'auteur...

Une découverte intéressante et intelligente pour enfants et ados.

 

26 décembre 2017

Phobos, tome 4, de Victor Dixen

phobos-t4C'est avec un peu d'appréhension que j'ai commencé ce tome 4 tant attendu. J'avais lu certaines critiques très mitigées et j'avais un peu peur d'être déçue après avoir adoré les trois premiers.

Une fois passée une (encore) magnifique couverture, j'ai vraiment apprécié ce tome 4 et terminé les dernières lignes le coeur serré de devoir quitter nos héros.

Au départ, je me suis retrouvée un peu perdue, le plaisir de retrouver les prétendants était intact mais j'avais du mal à voir où l'on allait. Et la présence des prétendants de la saison 2, quasi inconnus et pas toujours sympathiques, rendait les choses plus compliquées.

Contrairement aux tomes précédents où l'on voyait bien la direction de chaque tome : arriver sur mars, réussir l'installation, repartir vivants, le tome 4 se lit pas à pas, chacun retourne à sa vie terrienne et le lecteur se sent un peu "éparpillé" entre les différents personnages et lieux, sans savoir où l'histoire va l'emmener.

Mais cela n'empêche pas d'être pris dans l'histoire : j'ai aimé suivre le projet de Liz, en découvrir plus sur Samson, l'inquiéter pour Kelly et j'ai ragé face à l'hostilité des commentaires sur les réseaux sociaux, je me suis inquiétée devant l'acharnement de certains pour finalement être totalement emportée par toute la partie consacrée à Léonor!

Je ne m'attendais pas du tout à cette fin surprenante mais finalement bien trouvée. Une fin qui laisse la possibilité de retrouver certains personnages pour une suite... ou pas.

Une quadrilogie que je conseille absolument (catégorie Young Adult mais peut être lue à partir de 11-12 ans)