20 janvier 2017

Ada, d'Antoine Bello

Un livre intelligent qui laisse une impression de malaise... Est-ce l'avenir qui nous attend?

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Ada commence comme une enquête policière : Franck Logan, inspecteur, est appelé au siège d'une entreprise de la Silicon Valley pour enquêter sur la disparition d'Ada. Mais Ada n'est pas une personne, il s'agit d'une Intelligence Artificielle...

On découvre ainsi l'origine des Intelligences Artificielles, le monde de la Silicon Valley, les règles pour écrire un roman à l'eau de rose, le tout raconté avec beaucoup d'humour!

Peu à peu, les questions éthiques liées au développement de nouvelles technologies, au contrôle de l'information et de la vie privée et les possibilités offertes par les IA se posent à Franck, et par son intermédiaire, au lecteur.

L'enquête, qui n'en est finalement pas réellement une, est surtout prétexte à découvrir tous ces aspects. Le rythme est un peu lent, agréable à lire, avec de l'humour mais finalement peu d'action.

L'histoire s'accélère à la fin et même si j'avais senti arriver une partie du dénouement, j'ai reposé le livre avec un "ouawww, quand même... c'est flippant!"

Un livre au style agréable même si je n'ai pas été "prise" complètement dedans, mais surtout, un sujet extrêmement intéressant qui fait réfléchir à des questions essentielles.

A lire absolument!

"Frank Logan, policier dans la Silicon Valley, est chargé d'une affaire un peu particulière : une intelligence artificielle révolutionnaire, a disparu de la salle hermétique où elle était enfermée. Baptisé Ada, ce programme informatique a été conçu par la société Turing Corp. pour écrire des romans à l'eau de rose. Ada parle, blague, détecte les émotions, donne son avis et se pique de décrocher un jour le Prix Pulitzer. On ne l'arrête pas avec des contrôles de police et des appels à témoin. En proie aux pressions de sa supérieure et des actionnaires de Turing, Frank mène l'enquête à son rythme. Ce qu'il découvre sur les pouvoirs et les dangers de la technologie l'ébranle, au point qu'il se demande s'il est vraiment souhaitable de retrouver Ada… Ce nouveau roman d'Antoine Bello ouvre des perspectives vertigineuses sur l'intelligence artificielle et l'avènement annoncé du règne des machines. Construit comme un roman policier, Ada est aussi une méditation ludique sur les fondements et les pouvoirs de la littérature."

 


12 janvier 2017

Sauveur & fils, de Marie-Aude Murrail (coup de coeur)

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Lorsque j'ai commencé Sauveur & Fils, je m'attendais à un roman jeunesse, mais il s'agit finalement d'un roman qui intéressera autant les ados que les adultes.

Ce n'est pas mon genre habituel de lectures jeunesses mais j'ai adoré ce roman : il est fin, empli de sensibilité, on le referme en ayant l'impression d'avoir rencontré Sauveur et Lazarre "en vrai"!

Les personnages sont très attachants : Sauveur, psychologue pour ados, charmant, empthique, investi et en même temps, "aveugle" par rapport à son fils, Lazarre.

Et Lazarre, sensible, trop mûr pour son âge, très intelligent, mais qui aimerait en savoir davantage sur sa mère...

Sauveur est fils est à la fois l'histoire d'une relation père-fils, d'une relation psy-patients avec un aperçu les problèmes que peuvent rencontrer les ados (scarification, phobie scolaire etc) et d'une relation ambigue de sauveur avec son passé. S'y rajoutent les questions de racisme quotidien, de racisme caché, de "si on remarque qu'il est noir, est-ce que ça veut dire qu'on est raciste? mais si on se pose cette question, c'est déjà du racisme?"

Un roman qui se dévore, qui fait se poser les bonnes questions, qui fait sourire... Je conseille!

A partir de 12-13 ans (rien de choquant mais plus jeune, il est peu probable que l'enfant se sente concerné par les sujets traités) mais également pour les adultes qui aiment les romans d'Agnès Ledig, Virginie Grimaldi...

"Quand on s'appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 m pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la maman vient de se remettre en ménage avec une jeune femme...Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien. Mais à toujours s occuper des problèmes des autres, Sauveur a oublié le sien. Ne devrait-il pas protéger ce petit garçon, Lazare, 8 ans, qui est son fils, menacé par un secret ? "

 

 

25 octobre 2016

Tu comprendras quand tu sera plus grande, de Virginie Grimaldi

tu-comprendrasJ'avais trouvé agréable à lire Le premier jour du reste de ma vie, du même auteur, j'ai donc réitéré avec celui-ci, dont on m'a dit beaucoup de bien!

Encore meilleur, moins conte de fée aussi, Tu comprendras quand tu seras plus grande m'a fait passer un excellent moment dans la maison de retraite des Tamaris, et je sais que je n'oublierai pas ses résidents! L'histoire n'a rien d'exceptionnel mais c'est une "tranche de vie" bien agréable à lire : on découvre la vieillesse sous un autre jour, on est ému, on rit aussi souvent en lisant les aventures de Julia...

La fin m'a énormément surprise, je n'avais rien vu venir, mais certains aspects sont plus prévisibles.

En tous cas, si vous avez envie de vous détendre, de rire, d'être ému entre deux livres plus sérieux, laissez-vous tenter par ce séjour aux Tamaris, c'est un plaisir!

"Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?"

 

26 août 2016

Demain est un autre jour, de Lori Nelson Spielman

demain est un autre jourToujours pour finir les vacances en douceur, voici un autre livre dans la lignée de Ta 2e vie commence  (qui reste mon préféré) ou Le premier jour du reste de ma vie.

Un peu moins prévisible que Le premier jour du reste de ma vie, Demain est un autre jour s'en démarque aussi par le fait que le personnage principal ne fait pas le choix de changer sa vie. Effondrée après la mort de sa mère, Brett découvre que celle-ci lui a laissé une liste d'objectifs à atteindre pour retrouver ses rêves d'ado et sortir de sa vie bien rangée qui, selon sa mère, ne lui convient pas.

Des moments drôles, d'autres émouvants, un rythme assez rapide qui entraine le lecteur dans la nouvelle vie de Brett. Beaucoup de "coïncidences" parfois un peu "tirées par les cheveux", mais un vrai plaisir à lire, je me suis régalée!

"À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu’elle va hériter de l’empire de cosmétique familial. Mais, à sa grande surprise, elle ne reçoit qu’un vieux papier jauni et chiffonné : la liste des choses qu’elle voulait vivre, rédigée lorsqu’elle avait 14 ans. Pour toucher sa part d’héritage, elle aura un an pour réaliser tous les objectifs de cette life list... Mais la Brett d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la jeune fille de l’époque. Enseigner ? Elle n’a aucune envie d’abandonner son salaire confortable pour batailler avec des enfants rebelles. Un bébé ? Andrew, son petit ami avocat, n’en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s’y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que...  Malgré tout, Brett va devoir quitter sa cage dorée pour tenter de relever le défi. Et elle est bien loin d'imaginer ce qui l'attend."

22 août 2016

Le premier jour du reste de ma vie, de Virginie Grimaldi

le 1er jour du reste de ma viePour changer des thrillers, voici un joli roman qui se déguste tranquillement pour finir les vacances et attaquer la rentrée avec le sourire.

Dans la lignée des livres qui font réfléchir sur sa vie, comme Ta deuxième vie commence..., Le premier jour du reste de ma vie se rapproche davantage, finalement, du conte de fée. Les personnages que l'on y rencontre laissent tous leur vie derrière eux pour une parenthèse de 3 mois de croisière, une croisière seul pour se retrouver, où il est interdit de nouer des relations amoureuses.

Marie, le personnage principal, a 40 ans, deux filles désormais adultes et décide de quitter son mari (beau moment que celui de l'anniversaire de Rodolphe!). Elle rencontre deux autres femmes, une d'une soixantaine d'années, l'autre  à peine la vingtaine et deviennent amies. Tous les âges sont donc représentés, et on suit leurs aventures avec plaisir.

Alors, bien sûr, tout est assez prévisible et la réflexion moins poussée qu'avec Ta 2e vie commence, mais on passe un moment très agréable avec ce roman qui donne le sourire.

"Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.
Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde."


30 mars 2016

L'horizon à l'envers, de Marc Levy

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Voilà, je peux dire que j'ai enfin lu un Levy, c'était mon premier et ... j'ai adoré!

L'histoire me tentait bien par son côté scientifique concernant tout ce qui est étude du cerveau, et effectivement, cette partie là est très intéressante, tout en restant très abordable.

Les trois protagonistes deviennent vivants sous la plume de l'auteur, en particulier Hope. Et ce qui devait arriver arriva, une histoire d'amour se met en place. La dernière partie passe davantage dans le genre "anticipation", on aime ou on n'aime pas, mais tout reste finalement crédible.

L'écriture est fluide, les pages défilent sans que l'on s'en rende compte, Hope est lumineuse et son sens de la répartie m'a souvent fait sourire... J'ai vraiment passé un excellent moment! Hope et Josh resteront longtemps dans ma mémoire.

"Où se situe notre conscience ?
Est-ce qu’on peut la transférer et la sauvegarder ?
Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences, forment un trio inséparable, lié par une amitié inconditionnelle et une idée de génie.
Lorsque l’un des trois est confronté à une mort imminente, ils décident d’explorer l’impossible et de mettre en œuvre leur incroyable projet.
Émouvante, mystérieuse, pleine d’humour aussi… une histoire d’amour hors du temps, au dénouement inoubliable, et si originale qu’il serait dommage d’en dévoiler plus."

 

 

19 décembre 2015

La 7e fonction du langage, de Laurent Binet (prix interallié 2015)

7e fonction langageCe n'est pas mon genre habituel, je m'y suis attaquée car la bibliothèque municipale de mon village l'a acheté et je voulais pouvoir donner mon avis. Et j'ai vraiment aimé!

C'est très particulier, assez confus même si ça s'éclaire à la fin, mais je me suis régalée tout au long de ma lecture. Mais j'avoue ne pas toujours avoir tout lu concernant les explications sémiologiques...

Les dialogues, en particulier entre Bayard, flic caricatural de droite, et Simon, étudiant de gauche à Vincennes, sont fabuleux!

J'ai adoré le style d'écriture, les personnages principaux et secondaires, les descriptions de Giscard, Mitterand, Lang etc au début des années 1980 et j'ai trouvé la fin de l'histoire vraiment à la hauteur.

Bref, je conseille vraiment!

"Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect..."

 

13 décembre 2015

Les enfants sont formidables, de Marion Mc Guiness

enfants sont formidablesVous cherchez une petite idée de cadeau pour votre conjoint? essayez ce livre, il est très très drôle... et très très vrai!

Parce que vous aussi, vous avez dû vous cacher pour aller tranquillement aux toilettes quand ils étaient petits, parce que vous répondez "c'est très beau" à l'infame dessin de votre enfant, parce que le matin, vous êtes en retard parce qu'il a fallu signer trois mots dans le carnet et deux autorisations de sortie ... et parce qu'on a tous pensé à laisser les enfants sur une aire d'autoroute ou rêvé d'une vitre de séparation entre l'avant et l'arrière de la voiture...

A lire en petites étapes pour retrouver sa bonne humeur! Car oui, c'est vrai, les enfants sont formidables!

"- Tu as de la pâte à modeler sous la chaussure et des tickets de manège au fond de la poche.

- Tu sais sur quelle chaîne passent les dessins animés et à quelle espèce appartient T'choupi.

- Ton livre de chevet, c'est un carnet de santé et il y a des petites voitures sous ton oreiller.

- Tu manges souvent des restes sur un coin de table et tu bois ton café désespérément froid.

Bref, tu as des enfants !"

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07 décembre 2015

Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis

pourquoi j'ai mangé mon pèreComme nous avons acheté ce livre pour la bibliothèque municipale, je me suis dit que c'était le moment de le lire. Lecture assez rapide mais très agréable et totalement décalée. Je n'ai pas hurlé de rire mais j'ai souvent souri. 

Un livre avec beaucoup d'humour, qui raconte l'évolution de l'homme à travers le récit de la vie d'une tribu de la Préhistoire.

A tout âge même s'il faut comprendre le second degré.

Un petit cadeau sympa à faire pour les fêtes?

Une famille préhistorique ordinaire : Édouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l'oncle réac, ennemi du progrès ; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et d'autres ravissantes donzelles... Ces individus nous ressemblent : ils connaissent l'amour, la drague, la bataille, la jalousie. Et découvrent l'évolution. Situations rocambolesques et personnages hilarants pour rire et réfléchir. Un miroir à consulter souvent. " C'est le livre le plus drôle de toutes ces années, mais ce n'en est pas moins l'ouvrage le plus documenté sur l'homme à ses origines. " Théodore Monod

14 novembre 2015

Le grand mur circulaire, de Maurice Lacan

grand mur circulaireJ'ai hésité à écrire une chronique en ce triste jour, mais le contenu de ce livre correspond tellement bien à l'évolution que peut vivre notre société dans les prochaines années que je me suis dit qu'il fallait le faire.

J'avais été interpelée par le résumé de ce livre que m'avaient proposé les éditions Mélibée.

Quand je l'ai commencé, j'ai été un peu déstabilisée par le style : les phrases sont très courtes presque juxtaposées, ce qui donne un style assez haché. Les dialogues ne sont pas séparés des phrases descriptives ce qui est assez perturbant au départ.

Mais paradoxalement, ce style rapide et haché permet de mettre en place un récit et une ambiance sur la durée.

On rencontre différents personnages dans l'histoire, des personnages qui sont finalement assez peu décrits, qui sont connus par leurs actions plus que par leurs pensées ou leur caractère, par leurs défauts et leurs échecs. Ce ne sont pas des héros. Mais on s'y attache et ils trottent dans la tête une fois le livre fermé.

De Jafar le révolté au vieux Norbert, de Pauline à Irène, de Gabriel le solitaire à Etienne dans sa communauté... Difficile de les oublier.

Mais avec le recul, le vrai personnage principale du roman, c'est la métropole. Saint-Paul, entouré de son grand mur circulaire. Saint-Paul, où les libertés et la démocratie sont en place mais où seulement 30% des gens ne s'abstiennent pas de voter, les autres se contentant de plaisirs, de spectacles et de sécurité.

Saint-Paul qui repousse les étrangers, les réfugiés, les immigrés derrière son Grand Mur Circulaire.

Jusqu'au jour où tout dérape...

L'auteur décrit ce qui pourrait arriver. Il ne donne pas de leçons, pas de solutions, pas de "voilà ce qu'il aurait fallu faire". Ce n'est pas non plus un essai.

Mais les questions que se posent les personnages, les choix qu'ils font, sont tellement d'actualité que l'on est immergé dans l'histoire. Jusqu'à la fin.

Ce roman n'a pas grand chose à voir avec ceux que je lis d'habitude : il est beaucoup plus lent, les personnages sont plus esquissés, pas de complot, de suspense ou de magie.

Mais j'ai aimé, et je pense qu'il restera longtemps dans ma mémoire.

"Imaginons, dans un futur proche, une puissante métropole ouverte sur le monde, opulente et libre, totalement métissée, symbole d'un monde pacifique enfin unifié. Et dans cette métropole vivent des hommes et des femmes comblés, des vieillards fatigués mais heureux, et des jeunes gens heureux mais futiles. Tous partagent leurs loisirs entre la plage, les spectacles et les plaisirs. Ils voyagent beaucoup, piétinant le monde sans le voir. Mais tout n'est pas parfait dans ce monde exemplaire. Des oligarques règnent dans l'ombre. Beaucoup d'hommes et de femmes misérables et méprisés ont été relégués dans le vaste périurbain. Derrière les apparences, la démocratie se défait et cède la place à une oppression douce. Imaginons maintenant qu'une nouvelle et puissante vague migratoire, provoquée par la surpopulation, le saccage de la nature et les guerres, bouscule les frontières. Et que ces populations, venues du monde entier, s'amassent au pied d'un Grand Mur Circulaire que la ville s'est hâtée d'édifier pour les empêcher d'entrer dans son vaste territoire. Nous commencerons alors à percevoir la complexité d'un monde qui s'unifie tout en se fragmentant sans cesse et s'abîme dans une crise dont on ne saisit pas encore l'ampleur."