disparition Annie ThorneJ'ai quelques recettes en retard, et plusieurs chroniques de BD également, mais ça va venir! En attendant, voici celle de ma dernière lecture, un polar avec un frisson de fantastique, à l'ambiance proche d'un Stephen King : La disparition d'Annie Thorne.

J'avais apprécié le premier roman de l'auteur, L'homme-craie, je me suis donc laissée tenter par celui-ci. Mais contrairement au précédent, La disparition d'Annie Thorne est un polar tendance fantastique, ce qui peut déplaire à certains lecteurs.

Le début est assez classique : Joe revient dans la petite  ville où il a grandi pour y enseigner, et découvrir ce qui est réellement arrivé à sa soeur Annie. Or, ses anciens camarades sont toujours là et les dissensions du passé refont très rapidement surface.

Joe est un personnage intéressant : loin du modèle du héros, il boit, joue et fait preuve de cynisme à chaque instant. Il a un don pour se mettre les gens "à dos".

On suit son histoire à la fois dans le présent et dans le passé, et contrairement à la première impression, l'histoire du présent est bien plus complexe que ce à quoi je m'attendais. Et les retournements du passé m'ont tenue en haleine jusqu'à la fin!

J'aime beaucoup l'écriture de l'auteur (et la traduction) et j'ai apprécié ma lecture mais l'ambiance m'a quand même mise mal à l'aise, ce n'était pas ce que j'attendais (et je serais bien incapable d'apprécie un Stephen King actuellement)

Un polar fantastique efficace, addictif et un peu glauque, avec une ambiance très réussie à la Stephen King...

Pour adultes et grands ados.

"Une nuit, Annie a disparu de son lit. Il y a eu des recherches. Tout le monde imaginait le pire. Finalement, au bout de quarante-huit heures, ma petite soeur est revenue. Mais elle ne voulait pas - ou ne souhaitait pas - dire ce qui s'était passé.
Quelque chose lui est arrivé. Je ne peux pas expliquer quoi. Je sais juste que, quand elle est rentrée à la maison, elle n'était plus la même. Elle n'était plus ma Annie.
Je ne voulais pas avouer aux autres et encore moins à moi-même que, parfois, j'avais peur d'elle.
Et puis, il y a deux mois, j'ai reçu un e-mail: Je sais ce qui est arrivé à votre soeur. Ca recommence..."