affaire jane eyrePremier tome de la série Thursday Next, L'affaire Jane Eyre peut se lire comme un one shot si on a envie de s'arrêter à la fin du tome... ce dont je doute!

J'ai lu pour la première fois ce roman il y a 6 ans, et j'en gardais un excellent souvenir, que cette relecture n'a fait que confirmer!

L'histoire est non seulement complexe et fouillée, mais complètement déjantée, avec des trouvailles incroyables tout au long du récit! 

Nous sommes dans un monde alternatif assez proche du notre, tendance Steampunk mais au début des années 1980, dans lequel la Russie et l'Angleterre sont en guerre depuis des dizaines d'années pour la Crimée. Le Pays de Galles est indépendant et l'on se déplace en dirigeable dans le ciel e l'Angleterre.

Thursday Next est Littera-Tec, une sorte d'inspectrice des oeuvres littéraires qui vérifie qu'elles ne donnent pas lieu à un trafic... ou à des changements dans l'histoire. Car il semblerait que les frontières entre réalité et fiction ne soient pas si étanches que ça.

D'autres sections existent, dont les chronogardes auxquels appartient (appartenait?) son père qui a une "tête à arrêter les pendules", ce qui est vraiment le cas...

Roman inclassable, relevant de l'aventure, de la science-fiction, du thriller tout en donnant envie de découvrir la littérature anglaise du XIXe siècle, l'affaire Jane Eyre est une petite merveille au ton humoristique, décalé, que l'on ne peut que dévorer!

Pour adultes, mais accessible à tout âge bien qu'il soit complexe (ma fille l'avait lu en CM2)

Nom : Thursday Next 

Age : trente-six ans 

Nationalité : britannique 

Profession : détective littéraire 

Signe particulier : vétéran de la guerre de Crimée 

Animal domestique : un dodo régénéré, version 1.2, nommé Pickwick 

Loisirs préférés : rencontrer des personnages de romans, chercher à découvrir le véritable auteur des pièces de Shakespeare, occasionnellement, aider son ami Spike à traquer des vampires 

Mission actuelle : capturer l'un des plus grands criminels de la planète, j'ai nommé... Ah, c'est vrai, j'oubliais – il ne faut surtout pas prononcer son nom car il vous repère aussitôt ; disons simplement que c'est l'homme qui tue dans un éclat de rire !