code obesite

Je n'ai pas de formation médicale, mais je me pose depuis des années des questions sur la prise de poids, les régimes et le fait que malgré des mesures et conseils toujours plus nombreux de la part des autorités, le surpoids et l'obésité ne cessent d'augmenter.

L'excellent livre du Dr Zermati, Maigrir sans régime, m'avait apporté bon nombre de réponses, mais la gestion du corps par ses sensations, qui fonctionne lorsque la prise de poids est due à un déséquilibre alimentaire ou à une succession de régime, atteint ses limites lorsque la personne mange sans faim parce qu'elle est stressée, fatiguée, déprimée...

De plus, j'ai pratiqué le jeûne intermittent pendant plusieurs mois (16h/8h) et je me sentais bien mieux, j'ai perdu du poids et surtout, je n''avais plus d'envies irrésistibles de sucré. Or, peu à peu, j'ai diminué la durée de 16h (allez, ça fait 15h30, c'est pas très grave, je vais manger etc ) et surprise, le 16 heures en question n'est pas 15h30 ou 15h, ça m'a de nouveau complètement déréglée. Je savais que c'était lié à l'insuline mais j'avais envie d'en savoir plus. Or, dans Code obésité, le Dr Fung propose comme raison principale de l'obésité le dérèglement de l'insuline.

Je n'ai pas les compétences médicales pour juger du bien fondé de l'étude: j'ai trouvé le sujet bien présenté : toute affirmation est argumentée, avec références à l'appui et facile à lire. Et bon nombre d'idées communément admises sont totalement démontées... Je n'ai pas trouvé plus d'informations que ça sur l'auteur et ses idées, ni sur ses résultats (il faudrait chercher sur les sites anglo-saxons) et je fais part de ma lecture, et non d'une quelconque incitation à faire quoi que ce soit ou d'une solution miracle.

Pour essayer de résumé les idées principales, l'auteur explique que c'est la corrélation entre diabète et obésité qui l'a incité à se pencher sur cette maladie. D'après lui, l'obésité a, comme toutes les maladies graves, plusieurs facteurs qui peuvent en être la cause et non un seul.

Mais pour lui, une des pistes principales est le dérèglement de l'insuline dans le corps : manger entraîne une production d'insuline qui permet de stocker le glucose dans les cellules, mais l'insuline stimule aussi l'appetit. En dose normale, tout se passe bien mais si l'insuline est produite trop souvent, donc en trop grande quantité, ou si le corps développe une résistance à l'insuline et pour lutter, en produit plus, la personne se retrouve "droguée" : l'insuline donne faim, la personne mange, produit de l'insuline qui donne faim, remange etc et se retrouve comme droguée à la nourriture.

Or, certains aliments, indépendamment de leur "poids calorique", entraînent davantage de production d'insuline, en particulier les glucides, surtout les glucides transformés.

Et surtout, il estime que le mode d'alimentation, qui a changé à partir des années 1960-70, est à l'origine du problème : pas parce que l'on mange plus en calories (pour lui, ça n'a pas de rapport) mais parce qu'on mange souvent 4, 5 repas, voire du grignotage (il se réfère à une alimentation très peu faite maison, très industrielle et surtout, très fréquente répandue en Amérique du Nord) donc le corps produit de l'insuline en permanence. Egalement parce que les glucides, que l'on a toujours mangés, sont devenus de plus en plus raffinés, donc digérés de plus en plus rapidement. 

Il explique que tous les régimes font maigrir ET regrossir parce que tous diminuent la quantité de nourriture, donc de fait, la production d'insuline et donc le poids. Mais le corps, au lieu de puiser dans les réserves de graisse, s'adapte en réduisant son fonctionnement (il chauffe moins, d'où une sensation de froid, les battements du coeur ralentissent etc) : il a besoin de moins de calories pour fonctionner, ce sont les fameux "paliers" où le poids stagne... Il faudrait donc diminuer encore les quantités... 

Pour résumer, les calories ne veulent rien dire concernant le poids (idée très difficile à accepter).
De plus, les régimes ne sont pas efficaces (ça, en revanche, je le savais, toutes les études le prouvent), que ce soit régime en diminuant le gras (totalement inefficace d'après lui car les lipides entraînent une très faible production d'insuline), les glucides, les protides, même si la diminution des glucides (transformés) peut permettre d'améliorer le côté insuline.
Attention, ce qu'il présente dans son livre n'est pas destiné à quelqu'un qui veut perdre quelques kilos, il présente ses résultats de recherche sur l'obésité, et les méthodes qu'il applique et qui commencent certainement par des analyses.

 

Mais la piste de l'insuline et d'une véritable addiction est à creuser pour ceux et celles qui ont du mal à perdre du poids et ont cette impression d'être "accro" au sucre.