la part des flammesPour changer un peu, voici un roman historique, conseillé par Gérard Collard, de la Griffe Noire : "Ce n'est même plus un coup de coeur, c'est un coup de folie. Meilleur roman historique 2015 ! Sublime !"

Je ne peux pas comparer, n'ayant pas lu de roman historique depuis un moment, mais j'ai aimé cette lecture : on est transporté dans ce Paris aristocratique de la fin du XIXe siècle, raffiné et hypocrite à la fois.

Les personnages que l'on découvre sont intéressants, en particulier Violaine que l'on sent révoltée, meutrie et différente. Constance semble davantage perdue, déchirée entre deux vies. Quant à Sophie d'Alençon, elle flotte autour des autres personnages sans se découvrir réellement, toujours mystérieuse et charismatique.

L'écriture est agréable à lire, fluide, on ne s'ennuie pas un seul instant, l'auteur trouve un juste milieu entre la description des évènements et celle du contexte et de l'environnement. Vraiment une lecture de qualité!

4 mai 1897. Autour de l'épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, La Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d'Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux, Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, et Constance d'Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi. Qu'ils soient fictifs ou historiques (la duchesse d'Alençon, née duchesse de Bavière, est la sœur de Sissi), Gaëlle Nohant donne vie et chair à ses personnages dans une histoire follement romanesque, qui allie avec subtilité émotion et gravité. Tout à la fois porté par un souffle puissant, littéraire et généreux, La Part des flammes, nous entraîne de rebondissements en révélations à la manière d'un roman feuilleton.